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À Bordeaux, les robots jouent également au foot

Bordeaux a accueilli, du 4 au 10 juillet, la 26ᵉ édition de la RoboCup. Rhoban, une équipe française de robots, a enregistré son cinquième titre mondial dans la catégorie humanoïde kid size. Au-delà de l’aspect sportif, cette compétition vise à partager des connaissances et faire avancer la recherche.

La 26e édition de la RoboCup, le plus grand événement mondial dédié à la robotique et à l’intelligence artificielle, a eu lieu à Bordeaux du 4 au 10 juillet dernier. Elle a réuni 15.000 personnes au Parc des expositions et opposé 25 000 compétiteurs venus de 45 pays. L’équipe française Rhoban a remporté son cinquième titre mondial dans la catégorie humanoïde « kidsize ».

Faire avancer la recherche dans le domaine de la robotique

La RoboCup est un tournoi international de robotique imaginé par Hiroaki Kitano, Manuela M. Veloso et Minoru Asada en 1996. Au départ, son objectif premier était de mettre sur pied une équipe de football robotique capable de battre l’équipe humaine championne du monde, avant le milieu du 21ème siècle. Si aujourd’hui cette ambition n’a pas disparu, l’évènement est davantage un prétexte pour faire avancer la recherche dans le domaine de la robotique.

Des automates pas vraiment emballants

Contrairement à son pendant humain qui se déroule tous les quatre ans, la RoboCup se tient chaque année à l’été. Les équipes participantes doivent concevoir, construire et programmer des robots capables de compétir dans les domaines de la mécanique, de l’électronique et de l’informatique. La plupart des machines humanoïdes ne mesurent que quelques dizaines de centimètres de haut. Donc rien de vraiment impressionnant. En termes de spectacle, elles font pâle figure face à leurs modèles humains, qui peuvent démontrer une grande souplesse, ainsi qu’une technicité et une intelligence remarquables dans le jeu.

Sauf Artemis, un robot pas comme les autres

Sur le terrain, les robots paraissent assez maladroits et peu réfléchis. Les buts viennent généralement d’erreurs grossières des défenseurs, qui ressemblent davantage à des obstacles qu’à de véritables joueurs. Mais dans ce spectacle ridicule, un automate se distingue des autres. Il s’agit d’Artemis, le robot star de l’University of California Los Angeles (UCLA). Il a impressionné par ses capacités exceptionnelles. N’empêche qu’il a échoué dans la catégorie « adult », faute d’une préparation suffisante. Cette machine fait 1 mètre 42 pour 38 kg. Elle possède une vitesse de marche de plus de 2 mètres par seconde et une souplesse presqu’animale.

Des progrès exponentiels dans la robotique

Bien que bluffant, Artemis reste encore loin des capacités humaines. On imagine mal comment ce robot et ses congénères pourraient un jour remplacer les humains sur un terrain de foot et intéresser le public. Encore moins comment ils pourraient jouer la Coupe du Monde humaine de 2050. Mais on ne sait jamais où la robotique nous enverra avec ses progrès exponentiels. Toutefois, l’objectif principal de la RoboCup n’est pas de faire concourir les robots avec des hommes, même si cela pourrait advenir dans le futur. Il s’agit avant tout de partager des connaissances et de faire avancer la recherche par une saine compétition.

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