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Les abeilles nous montrent la voie pour parler avec les extraterrestres

Une étude australienne fascinante révèle que les abeilles peuvent comprendre des concepts mathématiques de base comme l’addition et la soustraction. Cette découverte surprenante suggère que les mathématiques ne sont pas une invention purement humaine, mais un langage potentiellement universel pouvant un jour nous permettre de communiquer avec des extraterrestres. Si c’est vrai, le défi sera de transformer les modèles arithmétiques en signes concrets dans l’univers.

Depuis des décennies, les agences spatiales cherchent dans l’univers des signes de vie extraterrestre. Notre univers est tellement vaste que les scientifiques ne croient plus que nous soyons les seuls à l’habiter. Mais, si un jour nous rencontrons enfin d’autres intelligences, comment communiquera-t-on avec elles ? Quel langage emploierons -nous pour les comprendre et nous faire comprendre ? Des chercheurs australiens travaillent sur ce sujet depuis plusieurs années. Ils pensent avoir trouvé un moyen de communication potentiellement universel, grâce aux mathématiques et aux abeilles !

Des tentatives pour communiquer avec les extraterrestres grâce aux mathématiques

Pour rappel, les efforts déployés jusqu’ici par l’humanité pour communiquer avec de potentielles formes de vie extraterrestres intelligentes l’ont été par le biais des mathématiques, considérés par de nombreux scientifiques comme un langage universel. Encore faut-il le prouver. C’est pourquoi les sondes Voyager et le radiotélescope d’Arecibo (Porto Rico) ont envoyé dans l’univers des messages écrits en langage mathématique. En attendant de recevoir une hypothétique réponse, certains scientifiques se demandent si les intelligences extraterrestres (si elles existent) peuvent déchiffrer les concepts arithmétiques et les comprendre.

Notre cerveau compte près de 100 000 fois plus de neurones que celui des abeilles

Pour tester l’universalité des mathématiques dans l’immédiat, des chercheurs de la Monash University (Australie) se sont tournés vers une intelligence radicalement différente de la nôtre : celle des abeilles. Entre ces insectes et nous, il y a tout un monde. Nos ancêtres ont pris des chemins différents il y a plus de 600 millions d’années. Aujourd’hui, nous n’avons pratiquement rien en commun, tant au niveau physique qu’intellectuel. En effet, les abeilles ont deux antennes, six pattes et cinq yeux, tandis que nous n’avons que quatre pattes – deux bras et deux jambes – et deux yeux. Donc aucune antenne.

Ensuite, notre cerveau compte près de 100 000 fois plus de neurones que le leur (86 milliards contre 1 million de neurones). Pourtant, tout comme nous, ces polinisateurs vivent au sein de sociétés organisées et ont développé des systèmes de communication complexes. Mais, là où nous avons développé un langage à partir de sons pour communiquer, les abeilles ont opté pour le frétillement.

Ces pollinisateurs peuvent compter, différencier les nombres pairs des nombres impairs et ordonner les quantités

Ce constat a conduit les chercheurs de la Monash University à utiliser l’abeille comme un modèle d’extraterrestre pour comprendre comment deux espèces diamétralement opposées peuvent communiquer en l’absence de langage commun. Après une série d’expériences menées entre 2016 et 2024, ils ont observé que les abeilles pouvaient compter, différencier les nombres pairs des nombres impairs et ordonner les quantités. Ils ont même découvert que ces insectes comprennent le concept du zéro, qu’ils peuvent additionner ou soustraire des quantités, et savent associer des symboles à des nombres. Ces capacités leur donnent accès à des mathématiques plus abstraites.

Si les abeilles maîtrisent les mathématiques, les extraterrestres, êtres supposés plus intelligents que nous, peuvent aussi le faire

Si deux espèces aussi éloignées que l’homme et l’abeille développent indépendamment des capacités mathématiques, cela suggère que ces aptitudes ne sont peut-être pas une pure construction humaine, mais plutôt une conséquence naturelle de l’intelligence. Notons que des travaux publiés dans la revue Trends in Ecology and Evolution il y a quelques années montraient déjà que pratiquement tous les animaux savent au moins estimer approximativement le nombre d’objets qui les entourent.

C’est le cas des loups, qui savent même combien ils doivent être pour s’attaquer à une proie ou à une autre (selon la taille de cette proie). Ces différentes études laissent croire que des extraterrestres, des êtres supposés intelligents comme nous voire plus, pourraient aussi comprendre les concepts arithmétiques. Si c’est le cas, il faudra tout de même établir un véritable système codifié à partir de ces concepts pour les relayer dans l’univers.

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