Alors que la course à l’IA s’accélère entre les grandes puissances technologiques, Jensen Huang, le patron de NVIDIA, affirme que la Chine va finir par l’emporter sur les États-Unis, si ces derniers ne changent pas leur politique en la matière. Le dirigeant du plus gros fournisseur de puce IA regrette qu’il y ait trop de réglementations et pas assez de subventions en Amérique pour soutenir le secteur.
Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, la course à l’intelligence artificielle s’est particulièrement accélérée. Les grandes puissances technologiques souhaitent chacune damer le pion aux autres. Les États-Unis font figure de leader car ils possèdent des géants comme OpenAI (concepteur de ChatGPT). Derrière il y a la Chine, qui se débrouille bien en dépit des restrictions de Washington sur les puces NVIDIA. En janvier dernier, elle a lancé le modèle DeepSeek, qui proposait des performances très satisfaisantes pour un prix très inférieur à ceux des algorithmes américains.
« La Chine va gagner la course à l’IA »
Malgré le développement de ce modèle qui a provoqué la panique en Bourse, l’opinion publique pense que les États-Unis resteront les maîtres du jeu. Pourtant, Jensen Huang, le patron de NVIDIA, affirme que la Chine va finir par l’emporter sur l’Oncle Sam. En effet, dans une interview au Financial Times, le fondateur du plus grand fabricant de puces IA au monde fait cette prédiction choc : « la Chine va gagner la course à l’IA ». Il nuance toutefois rapidement ses propos en affirmant que cela se produira si l’Amérique ne change pas sa politique trop stricte en matière technologique.
La Chine assouplit ses règles pour ses champions, contrairement aux États-Unis
Jensen Huang pointe du doigt les nouvelles règles relatives à l’intelligence artificielle adoptées par les États américains, qui pourraient déboucher sur « 50 nouvelles réglementations ». Le dirigeant note en outre que d’autres décisions politiques, touchant les restrictions à l’immigration ou à l’exportation des meilleures puces IA en direction de la Chine, font beaucoup de mal aux entreprises américaines comme NVIDIA, mais également nuisent aux intérêts supérieurs des États-Unis. À l’inverse, la Chine assouplit ses règles pour ses champions et leur accorde de nombreuses subventions qui les aident à être plus compétitif et à trouver des alternatives à moindre coût.
Jensen Huang revient sur ses déclarations sur la course à l’IA
Après l’interview au Financial, Jensen Huang est revenu sur ses déclarations à travers un court message posté sur X. Il y explique que « la Chine a quelques nanosecondes de retard sur l’Amérique dans l’IA » et qu’« il est vital que l’Amérique gagne en prenant les devants et en attirant les développeurs du monde entier. ». Le patron et fondateur de NVIDIA a certainement dû se faire tirer les oreilles par l’administration Trump après avoir dit du bien de la Chine… On pense cependant que sa première déclaration est un plaidoyer pour que Washington renonce à sa guerre commerciale et aux restrictions sur l’exportation de puces NVIDIA.





