SantéUne

Mission Artemis II, étape décisive pour le retour sur la Lune

Dans la nuit du 1er au 2 avril, la mission Artemis II a décollé depuis le centre spatial Kennedy, en Floride (États-Unis), dans le cadre de la deuxième étape du programme de la NASA en direction de la Lune. L’équipe de la fusée Orion doit effectuer un survol du satellite naturel de la Terre avant de revenir sur la planète bleue après environ dix jours de vol. Ce voyage vise à préparer l’acheminement des astronautes sur la surface lunaire d’ici 2028, une première depuis 1972.

Dans la nuit du 1er au 2 avril, la mission Artemis II a décollé depuis le mythique centre spatial Kennedy, en Floride (États-Unis), en présence de foules massées sur la côte et des médias de 18 pays venus voir ce lancement historique. Le lanceur Space Launch System (SLS) a emporté la capsule habitable Orion, avec à son bord les astronautes américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch – le premier Afro-Américain et la première femme à participer à une mission lunaire – et le Canadien Jeremy Hansen. Ce voyage marque le premier vol habité au-delà de l’orbite basse terrestre depuis la mission Apollo 17 en 1972.

Artemis II est une mission test

« Il s’agit assurément d’une mission test. Aucun équipage n’a jamais volé à bord de ce vaisseau auparavant », a déclaré Jared Isaacman, patron de la NASA, lors d’une conférence de presse donnée peu après le décollage. Le responsable de l’agence américaine évoque un grand soulagement, après plusieurs mois de travail ardu et de reports.

« Nous partons pour l’humanité toute entière », avait affirmé pour sa part l’astronaute canadien Jeremy Hansen, dix minutes avant le décollage. Ses collègues et lui ont une mission de haute importance : confirmer que le nouveau lanceur SLS et le vaisseau spatial Orion de la NASA peuvent envoyer un équipage autour de la Lune et le ramener.

Orion va suivre une trajectoire prédéfinie, dite « de retour libre »

Après le décollage, les astronautes vont se placer en orbite autour de la Terre afin de mener diverses vérifications pendant trois à quatre jours. Objectif : s’assurer de la fiabilité et de la sécurité du vaisseau. Si aucun problème n’est détecté, ils s’élanceront vers la Lune pour l’atteindre six jours après avoir quitté la Terre, mais la contourneront sans s’y poser. Lors de ce voyage, la fusée va suivre une trajectoire prédéfinie, dite « de retour libre » autour de l’astre (retour naturel vers la Terre en utilisant la gravité lunaire). Elle reviendra amerrir dans l’océan Pacifique, au large de San Diego (Californie), le 11 ou le 12 avril.

La NASA a retravaillé le bouclier thermique protégeant Orion

Pendant la mission Artemis I, le bouclier thermique censé protéger Orion avait été altéré de façon inattendue lors de cette étape d’amerrissage. La NASA avait détecté une centaine de trous apparus dans ce bouclier au moment de sa rentrée dans l’atmosphère. L’agence spatiale américaine a donc revu la trajectoire du vaisseau afin que l’angle d’entrée dans l’atmosphère soit moins violent pour le matériel protecteur. « Artémis II est le premier acte, c’est la mission test, elle va préparer le terrain pour les missions suivantes », a expliqué Jared Isaacman.

Artemis II doit préparer Artemis IV

Artemis II doit valider les technologies nécessaires pour envisager l’étape supérieure. A savoir la mission Artemis III, programmée pour 2027. Au cours de ce prochain voyage, le vaisseau Orion devra s’amarrer à un autre vaisseau spatial dans lequel seront transférés les astronautes en vue de leur alunissage qui est prévu avec Artemis IV l’année suivante.

Les observations des astronautes pendant Artemis II pourraient aider la NASA à choisir le site d’alunissage pour Artemis IV, qui s’aventurera jusqu’au pôle sud de l’astre, où aucun homme n’a jamais mis le pied. Le temps presse donc pour les États-Unis, d’autant que la Chine poursuit son programme lunaire avec succès et envisage l’alunissage de ses taïkonautes en 2030.

Autres articles à voir

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer