D’après le Financial Times, Uber Eats prévoit d’étendre cette année son service de livraison de repas à sept pays européens, dont l’Autriche, le Danemark et la Suède. L’entreprise misera sur des lancements directs, mais également des partenariats. Un succès pourrait ouvrir la voie à de futures expansions, en Europe de l’Est et dans les Balkans. Cette nouvelle offensive vise à renforcer son activité sur le vieux continent, où la plateforme est en concurrence avec Doordash, Just Eat Takeaway et Delivery Hero.
Uber Etats a annoncé la semaine dernière une expansion stratégique majeure de ses activités en Europe, en 2026, vers sept nouveaux pays. Il s’agit de l’Autriche, de la Croatie, de la République tchèque, du Danemark, de la Finlande, du Luxembourg et de la Suède. Selon le Financial Times, ces nouveaux marchés incluraient aussi la Grèce, la Roumanie et la République Tchèque. Ils devraient générer un milliard de dollars de réservations supplémentaires d’ici trois ans. Ces implantations devraient se faire via une entrée directe ou des partenariats avec des opérateurs locaux.
« Il est temps de relever la barre, de bousculer les habitudes »
Susan Anderson, directrice mondiale des livraisons chez Uber, a déclaré au Financial Times qu’il était temps de « bouleverser la donne » en Europe et de bousculer la forte concurrence sur ce marché de la livraison de repas. « Nous sommes ravis de pénétrer sept nouveaux marchés où l’acteur historique est bien implanté. Nous pensons qu’il est temps de relever la barre, de bousculer les habitudes et d’offrir une meilleure valeur ajoutée dans toute la catégorie », a-t-elle affirmé. La dirigeante ajoute qu’Uber ne se contentera pas d’étendre sa couverture, mais que le groupe va transformer l’expérience clients et redéfinir les standards de la logistique urbaine locale.
Uber Eats fera face à une concurrence féroce, avec des acteurs déjà bien établis
Sur les nouveaux marchés européens, Uber Eats fera face à une concurrence féroce, avec des acteurs déjà bien établis. En Finlande, notamment, la société de livraison va affronter Wolt, le rival appartenant à DoorDash, également présent en Norvège. En plus de devoir proposer une meilleure offre, elle devra composer avec des habitudes de consommation spécifiques à chaque culture. Mais Uber a déjà prouvé sa grande capacité d’adaptation. On s’attend à ce que la plateforme personnalise son interface, intègre des spécialités culinaires régionales et procède à des campagnes marketing ciblées.
Une analyse rigoureuse des données de consommation
Avant de se lancer à l’aventure, Uber Etats a mené une analyse rigoureuse des données de consommation. L’entreprise a identifié des zones géographiques où la demande pour la livraison de repas et de produits de première nécessité reste largement sous-exploitée. Cependant, les nouveaux marchés ne se limitent pas à la simple restauration. Ils présentent aussi une forte activité dans le secteur de l’e-grocery (épicerie en ligne). Sur ses marchés actuels, Uber noue des collaborations stratégiques avec les grandes enseignes de distribution pour répondre à la demande et proposer une livraison en moins de quinze minutes, grâce à des centres de micro-stockage gérés par des partenaires locaux.
Uber Eats a l’avantage de posséder un service de mobilité
L’un des gros avantages de la plateforme américaine sur ses concurrents est la synergie avec son service de transport de personnes. Cet écosystème pousse les utilisateurs de l’application de mobilité à utiliser le service de livraison, et inversement. Il permet d’acquérir de nouveaux clients à un coût bien inférieur à celui des autres acteurs, contraints d’investir dans des campagnes marketing distincts. D’après le Financial Times, une installation réussie dans les nouveaux marchés devrait ouvrir la voie à de futures expansions en Europe de l’Est et dans les Balkans. Pour l’heure, c’est en Turquie que Uber Eats veut prendre racines, avec l’acquisition annoncée du concurrent Getir pour compléter son activité existante dans le pays, Trendyol Go.





